La crise économique et sociale qui nous frappe se traduit par un triple appauvrissement. D’abord, celui des ménages, des hommes et des femmes dont le niveau de vie ne cesse de baisser : plus de cinq millions de nos compatriotes, par exemple, vivent en dessous du seuil de pauvreté !
Ensuite, celui du tissu économique de la Nation : les délocalisations en sont l’aspect le plus choquant (après la disparition de pans entiers de notre industrie, de nos petits commerces et de notre artisanat) et la mort programmée de notre agriculture, l’élément le plus lourd de conséquences sur l’aménagement du territoire et l’environnement.
Enfin, celui de l’État dont la dette, récurrente et inquiétante, absorbe la majeure partie de l’épargne des Français justement nécessaire à la vie des entreprises, créatrices de richesse.
La crise institutionnelle que traverse la France – avec des taux d’abstention records aux élections – est un autre visage de ce même doute, de cette même angoisse qui habitent les Français : comment faire confiance aux politiciens traditionnels, eux qui ont échoué depuis trente ans ?
Plus profonde encore, parce que vécue plus intensément par une part grandissante de nos concitoyens, une véritable crise de civilisation – se traduisant entre autres par l’éclatement de la famille – touche désormais les plus fragiles d’entre nous : les personnes âgées à qui l’on refuse bien souvent tout lien social au soir de leur vie et les enfants à qui l’on ne transmet plus assez les richesses du savoir et les bienfaits de l’éducation et de la morale. En outre, la suppression du service militaire a détruit un des derniers liens forts entre la jeunesse et la Nation.
On peut ainsi dire que notre pays se trouve être en proie à des menaces autant extérieures qu’intérieures. À la politique suicidaire d’une immigration sans frein et à l’ouverture inconsidérée de nos frontières à tous les dumpings sociaux, fiscaux et environnementaux, répondent, en effet, comme autant d’échos, le déclin démographique de notre Peuple et la perte d’identité et de leurs racines pour bon nombre de nos compatriotes.
Face à ce constat sans complaisance mais objectif, le salut pourrait-il venir de l’Europe de Bruxelles ou plus encore d’une « gouvernance » mondiale comme certains se plaisent à l’imaginer et à l’expliquer aux Français ?... Je ne le pense pas car les solutions sont beaucoup plus proches de nous !
Et tout en tenant compte bien évidemment de données politiques, économiques et démographiques externes, la Nation apparaît ainsi comme l’ensemble le plus performant pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Le redressement de la France, sur tous les plans, n’est-il pas avant tout lié à la capacité de notre Peuple à se réformer et aux ressorts profonds de la Nation ? Si je suis élu Président de la République, je réaffirmerai la souveraineté et l’indépendance de la France, conditions de l’exercice des compétences régaliennes (Sécurité, Justice, Maîtrise de nos frontières, Affaires étrangères, Politique budgétaire et fiscale...) de l’État.
Et nous engagerons par voie référendaire les grandes réformes indispensables au renouveau national et au printemps de la France, avec comme priorités :
- L’arrêt de l’immigration avec l’application du principe de préférence nationale et le codéveloppement.
- Le renforcement de la Justice avec des moyens accrus (cinq mille juges et soixantequinze mille places de prison supplémentaires).
- La relance économique et le retour de la croissance par la suppression des contraintes qui pèsent sur les entreprises – particulièrement les PME – seules créatrices d’emplois.
- Une grande politique de la Famille – seule capable de réveiller notre démographie et d’assurer la transmission du patrimoine entre les générations – et le plein exercice par l’État de la Solidarité nationale, ultime rempart aux méfaits du mondialisme.
- La réforme institutionnelle de la France avec la mise en place du scrutin proportionnel à toutes les élections, seul moyen réel de redonner la parole au Peuple.
Mon projet présidentiel s’adosse sur des valeurs que nous ne brandissons pas comme des slogans ou des accroches publicitaires mais auxquelles nous croyons du plus profond de nos coeurs et de nos âmes.
Chers compatriotes, ne laissez pas passer l’occasion extraordinaire qui nous est donnée de reconstruire ensemble notre France.
Jean–Marie Le PEN
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